
Élève du collège jésuite de l’église Saint-Jacques, 1767–1773
Jurij Japelj naquit à Kamnik le 11 avril 1744, fils de Primož Apel et Jera.
Il reçut sa première éducation dans sa ville natale, sous la direction de Miha Frančišek Paglovec. Après avoir terminé ses études privées, il entra au collège jésuite de l’église Saint-Jacques à Ljubljana, puis poursuivit ses études à Gorizia et à Graz. Il fut ordonné prêtre à Trieste en 1769. Deux ans plus tard, en 1771, il fut nommé chapelain à l’église Saint-Antoine de Trieste.
Entre 1773 et 1786, il exerça comme chanoine et notaire de l’évêque Herberstein à Ljubljana. À la demande de ce dernier, il entreprit en 1777 la traduction du Grand Catéchisme sous forme de questions-réponses, publié en 1779 et réédité deux fois. En 1784, il publia un recueil de chants et d’hymnes liturgiques intitulé Chants, prières et évangiles pour les deux offices domestiques.
Avec Blaž Kumerdej, il organisa la traduction des Saintes Écritures. Le Nouveau Testament fut publié en deux volumes, en 1784 et 1786. En 1787, il fut nommé professeur de dogmatique à Ježica, près de Ljubljana. Cette même année, il commença la rédaction du livre Réflexions et Évangiles pour tous les dimanches et fêtes de l’année, qui comptait 382 pages.
Il participa également à la traduction de l’Ancien Testament, bien que sa contribution ait été plus modeste dans cette tâche. Avec Kumerdej, il traduisit les quatre premiers livres de Moïse, et traduisit seul le cinquième. Le Pentateuque fut publié en 1791. En 1794, il publia Sermons pour tous les dimanches de l’année.
En 1795, Japelj fut nommé curé et doyen à Naklo, puis en 1799, il prit la direction du séminaire de Klagenfurt. Il participa à la réactivation de l’Académie des Travailleurs (Academia Operoseorum), dont il devint également secrétaire. En 1800, l’évêque le nomma chanoine et conseiller du consistoire, puis en 1806, inspecteur scolaire et délégué à l’éducation. Enfin, en 1807, il fut nommé évêque de Trieste.
En mémoire du baron Wulfen, il écrivit une élégie en 1805. Ses derniers mots imprimés furent un hymne d’adieu dédié à l’empereur François Ier. Il est aussi l’auteur d’une grammaire slovène, citée par Linhart, dont le manuscrit est conservé à la Bibliothèque du Lycée de Ljubljana (devenue en 1945 la Bibliothèque nationale et universitaire de Slovénie).
Jurij Japelj s’éteignit le 11 octobre 1807 à Klagenfurt.
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