
Student of the Jesuit College at St. James’s (1769–1775)
Valentin Vodnik naquit le 3 février 1758 à Zgornja Šiška, près de Ljubljana, dans une famille paysanne et artisanale. Il était l’aîné des dix enfants de Jožef Vodnik et Jera Pance.
À l’âge de dix ans, il commença à apprendre à lire, à écrire et à compter. En 1769, il entra au collège jésuite, où il étudia jusqu’en 1775. C’est durant cette période qu’il fit la connaissance de Marko Pohlin, sous l’influence duquel il se mit à écrire de la poésie. Ses premiers poèmes furent publiés dans Pisanice, notamment Le Carniole satisfait et Klek, qui se distinguent particulièrement.
Par la suite, c’est Žiga Zois qui l’encouragea à poursuivre son œuvre. Il l’éloigna de l’école de pensée de Pohlin pour l’orienter vers les idées des Lumières.
Vodnik se lança alors dans l’écriture d’ouvrages littéraires, didactiques, linguistiques et journalistiques, ainsi que de textes portant sur la géographie, l’économie, la géologie et la littérature (épigrammes, inscriptions mensuelles, devinettes, etc.).
Après avoir terminé ses études secondaires, il entra dans l’Ordre franciscain et effectua son noviciat à Nazarje, où il prit le nom religieux de Marcelin.
Entre 1776 et 1778, il résida au couvent franciscain de Ljubljana, où il étudia la théologie.
Il fut ordonné prêtre en 1782 sur l’île de Krk et commença à prêcher cette même année. En 1784, il quitta l’Ordre pour devenir prédicateur séculier.
Il exerça son ministère à Sora, Bled, Ribnica et, à partir de 1792, à Koprivnik, au-dessus de Bohinj, où il renoua le contact avec Zois. Celui-ci l’aida à s’installer à l’église Saint-Jacques à Ljubljana en 1796. En 1798, Vodnik fut nommé professeur au gymnase de Ljubljana, où il enseignait le catéchisme tout en poursuivant son ministère sacerdotal.
La vie de Vodnik prit un tournant décisif avec l’établissement des Provinces illyriennes.
Les nouvelles autorités françaises lancèrent une réforme de l’enseignement qui permit l’utilisation de la langue vernaculaire.
Vodnik fut nommé directeur du gymnase et inspecteur des écoles primaires et techniques. Il participa également à la pastorale.
Il consacra une grande partie de sa vie au premier journal en langue slovène, Lublanske novice (1797–1800). Durant la période des Provinces illyriennes, il rédigea les premiers manuels scolaires en slovène pour l’enseignement secondaire et encouragea l’usage de la langue nationale dans l’éducation. Après le retour du territoire slovène dans l’Empire autrichien, il lui fut interdit d’enseigner en raison de son soutien antérieur au régime français. Valentin Vodnik mourut le 8 janvier 1819 à Ljubljana, et fut inhumé au cimetière de Navje.
Appel à la réflexion
(extrait du poème « Le Carniole satisfait »)
Slovène, ta terre est féconde,
et pour celui qui travaille, elle est bienveillante.
Champs, vignobles,
montagnes, mer,
richesses et commerce
te soutiennent.Tu as l’esprit vif
et un corps sain et robuste.
La fortune te cherche,
la raison t’a été donnée :
tu la trouveras
si tu ne dors pas.Vois, la création t’offre tout ;
ne tarde pas à recevoir ce qui coule de ses mains !
Pour le paresseux, l’attendent
le coude brisé,
le bâton du mendiant,
et la cruche vide.
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